"Il fait dégueulasse dehors, un temps a gerber. Dans ma tête tout résonne et dans ma bouche je sens encore le gout de l'alcool. Je peux pas m'empêcher d'en rire, comme si rien n'était grave, ça me fait marrer. Je me noie pas, je vis. Tous les jours je me sens vivant, c'est l'explosion, l'euphorie et j'ai jamais le temps de connaitre la descente. Il parait que ma vie s'émiette, qu'elle se consume de plus en plus vite, et moi je m'en fous. Je veux mourir défonce, plus drogue que jamais, au milieu de la fête, au milieu de tout le monde. Qu'on s'en souvienne jusqu'à l'overdose, qu'on en cauchemarde et qu'on me pleure. Je veux laisser des traces indélébiles. Des blessures, des traumatismes puisque c'est ce qu'on n'oublie jamais. Et la haine qu'on éprouvera pour moi ne sera que de l'amour qui se planque parce qu'il a vécu trop fort."